mercredi 29 juin 2016

Chaussons bretons ou Begenn d'Ouessant (tuto aiguilles circulaires)


Et si on mettait un bout de Bretagne sur nos pieds ?

Une amie à moi m'a demandé si je pouvais lui tricoter des "chaussons bretons", les siens étant troués. Après deux-trois clics, j'ai trouvé sur ce blog les explications des chaussons de l'île d'Ouessant. J'ai commencé par faire un petit prototype, pour voir si je comprenais les explications, n'ayant jamais tricoté quoi que ce soit avec des aiguilles doubles pointes. Je me suis lancée par la suite à la confection des chaussons, mais en adaptant les explications à des aiguilles circulaires. J'ai utilisé des aiguilles 4 mm, un peu au pif je dois dire, et ça s'est avéré être une bonne taille ! Je partage avec vous le "patron" si vous êtes intéressés par ce petit projet :


  • Pointe du pied :
    Monter 9 mailles et tricoter 9 rangs de point mousse.
    Relever 9 mailles sur les trois autres côtés du carré pour pouvoir ensuite tricoter en rond. Répartir les 18 premières mailles sur l'aiguille 1, les 18 dernières sur l'aiguille 2.
  • Corps du pied :
    Tricoter les trois premiers rangs en rond et en jersey ainsi (tricoter les jetés par le brin arrière) :
    Rang 1 : 1 m, un jeté, 9 m, un jeté, 9 m, un jeté, 9 m, un jeté, 8 m.
    Rang 2 : 1 m, un jeté, 10 m, un jeté, 10 m, un jeté, 10 m, un jeté, 9 m.
    Rang 3 : 1 m, un jeté, 11 m, un jeté, 11 m, un jeté, 11 m, un jeté, 10 m.
    Tricoter toujours en jersey jusqu'à 8 cm avant le talon.
  • Languette :
    Tricoter 2 m, les passer sur l'aiguille 2, tricoter 8 m et passer les 14 m restantes sur l'aiguille 2.
    Tricoter quelques rangs au point mousse en glissant la première maille de chaque rang pour former la languette et rabattre les 8 m.
  • Côtés du pied :
    Tricoter le reste des mailles en aller et retour, en tricotant les 8 mailles de chaque extrémité au point mousse, le reste en jersey, sur 12 rangs.* Glisser la première maille de chaque rang.
  • Talon :
    Tricoter 23 25 m, 2 m ensemble, tourner ; 11 m. env, 2 m ensemble env, tourner ; 11 m, 2 m ensemble, tourner ; 11 m env, 2 m ensemble env, tourner. Continuer ainsi en jersey jusqu'à avoir tricoter toutes les mailles en jersey du côté du pied, puis continuer de même au point mousse (11 m, 2 m ens, tourner, 11 m, 2 m ens, tourner...) pour que cela corresponde au mousse/jersey du côté du pied. Une fois terminé, rabattre.
* Dans les explications originales, une augmentation est faite à chaque extrémité du premier rang. Je ne l'ai pas faite, ne la jugeant pas indispensable, mais vous pouvez très bien les faire.



J'adoooooore ces chaussons ! Premièrement, ils ne demandent pas beaucoup de laine : une pelote de 50 g. m'a largement suffi pour faire la paire. De plus, il n'y a aucune couture et ils sont donc aussi agréables à porter qu'une paire de chaussettes - en faite, ce sont des chaussettes bien épaisses ! J'espère que mes explications sont suffisamment claires (n'hésitez pas à me dire si quelque chose ne l'est pas !) et que vous prendrez plaisir à tricoter ces chaussons ! 

mercredi 15 juin 2016

Escapade au Mont Saint-Michel


Il y a quinze jours, je suis partie au Mont Saint-Michel, une escapade privilégiée au sein de cet îlot perdu entre Bretagne et Normandie...

Durant tout mon premier semestre de Master 2, j'ai eu le droit à un cours plus que complet sur ce monument d'exception : et si certaines personnes n'en pouvaient plus à la fin, moi j'étais toujours partante pour en apprendre plus. Il faut dire que les monastères me fascinent quelque peu, et puis j'ai toujours eu un faible pour l'art du Moyen-âge. Ça s'est ressenti d'ailleurs dans mon devoir d'évaluation, puisque mon prof m'a gentillement demandé sur la route " mais qu'est-ce que vous foutez en histoire de l'art moderne ? ", sous entendu " mais pourquoi vous n'êtes pas en art médiéval " ! Bref, quand j'ai appris qu'un voyage d'étude allait être organisé pour compléter notre cours, autant vous dire QUE J’ÉTAIS PLUS QUE GRAVE PARTANTE ! 

En tant qu'étudiants en histoire de l'art, on a eu quelques petits privilèges... comme un trousseau de clés pour pouvoir aller dans des endroits interdits au public ! Ci-contre par exemple, on était au niveau de la toiture du chœur de l'église : heureusement que les rambardes en pierres étaient bien hautes et épaisses, sinon mon vertige m'aurait pourri mon expérience ! Ce sont étrangement les endroits les plus fantastiques... Quand on est dans les hauteurs, les cheveux au vent, le regard perdu au loin, on se ressource vraiment. J'ai beaucoup aimé Notre-Dame-sous-terre : je me suis assise sur un banc, adossée au mur frais et malgré le discours en fond de mon prof, l'endroit était calme, reposant, spirituel... Et vous saviez que le monastère fut une prison au XIXe siècle ? On a visité de tous petits cachots, si sombres que l'application lampe-torche du smartphone était bien pratique pour se rendre compte de l'étroitesse des lieux et de l'oppression qu'on y ressent (dans le plus petit des deux, qui doit pas dépasser les 4 m², je peux vous assurez que je ne me sentais absolument pas à l'aise...). On a gravi plusieurs escaliers interminables en colimaçon, parcouru de petits passages secrets... On a visité le monastère du Mont Saint-Michel de fond en combles, un privilège incroyable !


Je ne suis pas quelqu'un de religieux, je ne crois ni ne crois pas en l'existence d'un quelconque dieu, mais j'ai toujours aimé visiter les lieux de culte : j'aime faire le tour de la cathédrale du coin et j'y trouve toujours un calme très reposant. Le Mont Saint-Michel, c'était très spécial. C'est avant tout un monument touristique, il y a du monde partout et il est difficile de profiter de la spiritualité des lieux - sauf à certaines heures, quand il n'y a pas grand monde. Il n'empêche que si vous n'y avez jamais mis les pieds, je ne peux que vous conseillez d'aller cracher vos poumons en montant les innombrables marches qui vous conduisent à l'abbaye. C'est un lieu tout simplement magique, que ce soit par son environnement, une petit île nichée entre Bretagne et Normandie, que par toutes les prouesses techniques qui ont été mises en oeuvre pour construire un monument aussi unique. On en ressort des étoiles plein les yeux...


Tout ce que j'avais appris en cours a pris une toute autre signification une fois sur les lieux - et je vous conseille de faire une visite guidée plutôt qu'une visite libre, se sera bien plus intéressant. On ne peux s'empêcher de se demander pourquoi les hommes de l'époque ont eu cette idée folle durant des siècles de construire un aussi beau sanctuaire sur un rocher escarpé qui les a conduit à entreprendre des travaux colossaux, qui se soldaient parfois par des effondrements. Peut-être tout simplement parce que le lieu était exceptionnel et que rien n'était trop beau, trop difficile d'exécution pour leur cher Dieu. J'essayais parfois aussi de m'imaginer les personnes qui ont pu fouler avant moi les dalles de pierres sur lesquelles je déambulais, de la chance qu'ils avaient eu d'avoir ce sanctuaire pour eux tout seuls, au contraire de la communauté religieuse qui vit actuellement sur le site et qui doit partager ce lieu saint avec une armadas de touristes dégainant leur appareil photo à la moindre occasion. 

A la fin de la journée et demi de visite, j'avais l'impression que le Mont Saint-Michel m'était devenu familier et la magie semblait disparaître. Il a fallu partir, revoir de loin son imposant profil pour ressentir à nouveau sa majesté. Nous avons pris notre dernier dîner non loin du rocher. N'étant pas très loin non plus de notre logement, nous sommes rentrés à pied, marchant le long du Couesnon. Dans la nuit noire se détachait le Mont Saint-Michel tout illuminé, formant une auréole de lumière sur les nuages qui le surplombaient. Avec ma copine, on avançait en marche arrière pour profiter de cette vision. Je crois qu'on aurait pu s'arrêter et discuter pendant un long moment sans détacher notre regard du Mont Saint-Michel. J'espère un jour y retourner, remarcher entre ses pierres tout en écoutant les goélands volaient au dessus de ma tête et en respirant l'air iodé normand.

samedi 11 juin 2016

Podcast créatif #18

Ca faisait longtemps que je n'avais pas tourné d'épisode, mémoire oblige... Mais me voici de retour (d'où les 52 min de vidéo) ! Je vous parle donc de ce que je me suis permis de réaliser durant le chargé mois de mai et ce que j'ai fait depuis que je suis libérée de la rédaction de mon mémoire.



Broderie :
- "The Daisy Girl" par Sandy Orton
- "La tite cabane" par Isabelle Haccourt Vautier

Tricot :
- "Moonlight Socks" en laine Rico Design Superba Las Vegas
- Beguen (ou begeen) d'Ouessant en laine 100 % acrylique
Achats : Balade de Cheval Blanc, Highland de Holstgarn, Crazy Zauberball de Schoppel-wolle, et Shepherd Sock de Lorna's Lace.

Crochet :
- Panier au crochet (article ici)
- Oogie Boogie (article juste en dessous !)
- Babioles et napperon

Couvertures :
- Couverture Lustucru : laine Eco + et Ecological Wool de Cascade Yarns
- Couverture multicolore : faite à partir d'écheveaux de laine DMC Colbert

Couture : 
Achat : Couture Inspiration Vintage d'Angélique Urvoy, quelques tissus en brocante

jeudi 9 juin 2016

Un Oogie Boogie au crochet pour la fête des mères

Ah bah oui hein, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu du retard pour un article ! Faut dire que j'étais un poil occupée ces derniers temps... Donc je reviens aujourd'hui pour vous parler du petit cadeau que j'ai fait pour la fête des mères : un Oogie Boogie !

Si vous le ne savez pas, Oogie Boogie, c'est le méchant dans l’Étrange Noël de Mr Jack. Ma maman étant fan de Tim Burton, et aux vues du succès du Totoro que je lui avais précédemment fait, je me suis dit qu'une petite création main pouvait bien lui plaire ! J'ai dû faire ça le soir, quand elle était couchée, dans le plus grand des secrets...


J'ai filmé quelques moments de la réalisation, pour vous proposer une vidéo d'un autre genre. L'idée me trottait dans la tête depuis un moment, je l'ai enfin mise à exécution ! Pour récapituler rapidement, ce projet, il était plutôt chouette à réaliser. Le patron (ici), gratuit et en anglais, n'est pas trop compliqué, même si j'ai parfois butté sur certaines explications (mais ça, c'est parce que j'étais fatiguée !). J'ai surtout galéré pour coudre la tête et le corps ensemble, surtout pour avoir une bouche bien ouverte (la partie inférieure allait trop vers l'intérieur, j'ai dû légèrement bidouiller...). Bon je vous le dit tout de suite, la couture à l'arrière du cou, c'est pas la plus belle, mais bon ça se voit pas ! Je l'ai tricoté avec de la Katia Merino Tweed, idéale pour ce projet ! Une jolie pièce de plus pour la collection de ma maman ;).