lundi 2 octobre 2017

" Aubusson tisse Tolkien " : voyage laineux en Terre du Milieu

Bonjour à toutes et à tous !
Aujourd’hui, je viens vous parler de tapisserie, et plus particulièrement, d’une exposition. Cela fait maintenant quatre mois que j’ai entamé un service civique à la Cité internationale de la tapisserie à Aubusson. Il ne sera pas question ceci dit de vous parler de la globalité du musée (un jour peut-être), mais d’une exposition temporaire qui a ouvert ses portes le 30 juin dernier, « Aubusson tisse Tolkien ». Prêt pour un tour en Terre du Milieu ? Attention, le voyage risque d’être un peu long…

 « Aubusson tisse Tolkien », qu’est-ce que c’est ? Et bien c’est un projet de tissage qui a été officiellement lancé le 25 janvier dernier. Le but ? Retranscrire 14 dessins de J.R.R. Tolkien himself  en tapisseries d’Aubusson, savoir-faire classé patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2009, et plus précisément en 13 tapisseries murales et un tapis au point noué (tout velouteux donc). Avant de vous parler de l’exposition elle-même, qui fermera ses portes le 31 décembre prochain, il me semble nécessaire de revenir sur la genèse du projet. 


Tout commence en 2010. Le projet de la Cité internationale de la tapisserie est lancé (pour rappel, elle a ouvert ses portes le 10 juillet 2016), ainsi que l’idée de la Nef des tentures, l’espace phare du musée qui invitera le futur visiteur à parcourir les cinq siècles d’histoire de la tapisserie d’Aubusson. C’est cette année là que débute aussi l’Appel à création, un événement annuel qui a pour but le renouveau contemporain de la tapisserie d’Aubusson. Dans ce contexte, se pose la question de ce que serait une tenture à sujet littéraire du XXe siècle, à l’image de celles des XVIe et XVIIe siècle. Une tenture, cher lecteur qui hausserait le sourcil, c’est un ensemble de plusieurs tapisseries qui racontent chacune un épisode d’une même histoire. Et au XVIe et XVIIe siècle, c’était la grande mode de que « mettre en laine » les best-sellers de l’époque, tel que La Jérusalem délivrée. On ne retrouve pas ce genre de tenture au XIXe et XXe siècle, ou du moins, on n’a pas cherché à retranscrire en tapisseries les best-sellers de l’époque. Et quand on pense aux grands succès littéraires de ces dernières décennies, les récits de J.R.R. Tolkien apparaissent comme une évidence. Le projet « Aubusson tisse Tolkien » était né dans les esprits. 

Différents illustrateurs ont donné vie aux écrits de la Terre du Milieu, et parmi eux, Tolkien lui même. Son fils Christopher, qui a œuvré tout au long de sa vie à la mise en valeur du travail de son père, confit dans une interview donnée au journal le Monde en 2012 que l’œuvre graphique de l’auteur est encore méconnue du grand public, un aspect de son travail qui reste donc à mettre sur le devant de la scène (il n’existe qu’un ouvrage vraiment complet sur le sujet : J.R.R. Tolkien, artiste et illustrateur de Wayne G. Hammond & Christina Scull, paru en 1995). Le projet de tapisseries se précise : ce sont les dessins de Tolkien lui même qu’il faut retranscrire. À la fin de l’année 2012, le directeur Emmanuel Gérard entre en contact avec l’éditrice du Seigneur des anneaux : l’idée la séduit, ce qui sera également le cas de la famille Tolkien qui considère la tapisserie comme le support idéal de présentation de l’œuvre graphique de l’auteur. Le directeur et le conservateur Bruno Ythier rencontrent Christopher Tolkien et sa femme fin 2013 : c’est le début des négociations qui prendront fin trois ans plus tard, avec la signature de la convention avec la Tolkien Estate. 


Voilà pour la genèse de ce projet, qui aura donc mis près de sept ans à se concrétiser. Mais que peut-on voir à la Cité de la tapisserie jusqu’au 31 décembre prochain exactement ? Pas de tapisseries en tout cas, puisqu’il s’agit de la présentation du projet, et donc des cartons des tapisseries. Pour le résultat final, patience est mère de vertu : le tissage de la première pièce devrait débuter d’ici peu, avant la fin de l’année, au sein même de la Cité de la tapisserie ; quant aux autres, leur réalisation s’étalera sur les quatre prochaines années, on devrait donc voir avec un peu de chance la tenture terminée pour l’horizon 2021. On connaît d’ailleurs l’identité de la première pièce : il s’agit d’une scène du Hobbit, « Bilbo comes to the Huts of the Raft-elves », soit le moment où Bilbon et les Nains, après s’être échappés du royaume de Thranduil à bord de tonneaux de vins vides, arrivent là où les Elfes de la Forêt récupèrent ces tonneaux pour les amener  vers Bourg-du-Lac. 

Bon, bon, bon… Ça ne vous dit toujours pas ce que l’on voit au sein de l’exposition ! L’espace de présentation du projet « Aubusson tisse Tolkien », qui prend place au sein de la plateforme de création de la Cité, se veut être une sorte de reconstitution d'un atelier de cartonnier, et donc de cartonnière, puisque c'est Delphine Mangeret qui est en charge de faire les cartons de la tenture. Qu'est-ce que le carton ? C'est tout simplement le dessin, inversé par rapport à l'oeuvre finale, qui guide le lissier lors du tissage. Sur un grand panneau, on vous présente les 14 dessins retenus pour le projet, des dessins que l'on peut diviser en 4 catégories. Je vais m'étendre un peu là dessus parce que c'est tout de même très intéressant. 


Les Lettres du Père Noël 
Voilà bien une oeuvre que je ne connaissais absolument pas avant ce projet. Lorsque ces enfants étaient de petits bouts de choux trop mignons, J.R.R. Tolkien concoctait, pour chaque Noël, une fausse lettre (enveloppe et timbre compris) écrite par le Père Noël lui même, mais aussi par son assistant l'Ours Polaire, une lettre qui racontait donc aux enfants Tolkien toutes les péripéties de ces derniers, une lettre toujours accompagnée d'au moins un dessin qui illustrait les dites péripéties. Avouez, vous êtes grave jaloux de ne pas avoir eu un papa Tolkien pour vous aussi recevoir des lettres du Père Noël himself ! Il était évidemment que pour Christopher Tolkien, traduire quelques uns de ces dessins en tapisseries serait très important. Trois illustrations ont donc été retenues et seront tissées dans un format plus petit que les autres pour gardant cette dimension intime. 

Le Silmarillion 
L'oeuvre de toute une vie... Celle qui pose toute l'histoire de la Terre du Milieu... Le Silmarillion est une oeuvre complexe, que J.R.R. Tolkien a illustré par de nombreux dessins. Trois des quatre dessins retenus évoquent des épisodes de cette histoire, des paysages, et nous plongent dans ces temps reculés de la Terre du Milieu. Le quatrième, c'est le tapis númenoréen. Il faut savoir que Tolkien, avec ses crayons et ses pinceaux, n'a pas seulement imaginé l'architecture de ces lieux mythiques, mais aussi la décoration intérieure, et ce tapis en sera le témoignage. Réaliser ce tapis, ce sera donc en quelque sorte donner vie à l'artisanat si évolué des Númenoréens.  

Le Hobbit 
C'est l'ouvrage le plus représenté, puisque ce sont cinq dessins qui ont été retenus. Il ne s'agit aucunement de favoritisme. En fait, J.R.R. Tolkien avait entièrement illustré son conte, des dessins très aboutis qu'il était évidemment important de mettre en avant dans cette tenture.  

Le Seigneur des anneaux 
L'oeuvre phare de l'auteur, celle qui a donné à la pop culture l'une des trilogies cinématographiques les plus mythiques de ces dernières années. Beaucoup seront probablement déçus de voir que seuls deux dessins furent retenus pour le projet de tissage : la Forêt de Lothlorien et la Tour d'Orthanc. Au regard des autres dessins, ceux-ci paraissent en plus mois travaillé, s'apparentant plus à des esquisses. Et ce n'est pas complètement faux. Si ma mémoire est bonne, Tolkien avait été, au final, plutôt déçu de son illustration du Hobbit et donc il ne refit pas le même travail pour le Seigneur des anneaux. De plus, les descriptions de ce dernier ouvrage sont si détaillées qu'il semblait peut être vain et pas très utile pour l'auteur de traduire tout cela en dessin. Ça ne l'a pas empêché ceci dit, durant ces travaux préliminaires d'écriture, d'essayer de donner vie à ses visions par son crayon. Par exemple, le dessin d'Orthanc qui va être tissé ne correspond pas, au niveau de l'architecture, à ce qui est décrit dans le livre : c'est une vision antérieure de l'artiste, qui a été plusieurs fois modifiée pour arriver à sa version finale telle qu'on peut la lire dans les Deux Tours. Voilà qui explique pourquoi le Seigneur des Anneaux sera si peu représenté.  


Enfin, je voudrais terminer ce long article sur quelques détails techniques, soit les choix esthétiques qui ont été faits pour le tissage de cette tenture. La majorité des dessins ayant été réalisés dans les années 1930, il a été décidé que l'esthétique des tapisseries devait correspondre à ce qui se faisait alors au sein de l'Ecole Nationale d'Art Décoratif d'Aubusson. Au début du XXe siècle, surtout à partir de la prise de poste d'Antoine Marius Martin en tant que directeur de l'école en 1917, il s'est opéré un grand renouveau dans la tapisserie d'Aubusson : il n'était plus question de copier bêtement la peinture, mais de redonner à la tapisserie une esthétique qui lui est propre. Ce changement de cap s'opère avec la redécouverte des tapisseries médiévales : on décide alors d'utiliser moins de couleurs, d'utiliser des fils plus gros et d'avoir une écriture technique affirmée. Et c'est selon ces principes que seront tissés les dessins de Tolkien. Les lissiers utiliseront essentiellement des couleurs pures, très peu de couleurs chinées. De ce fait, là où les couleurs chinées permettent de passer plus subtilement d'une couleur à l'autre, on usera de battages, de rayures et de hachures pour passer d'une couleur pure à une autre. Pour se rendre compte de cela, il y a dans l'exposition deux échantillons tissés de la première tapisserie qui sera mise sur le métier. Sur la photo ci-dessus, regardez Bilbon sur son tonneau et vous verrez plutôt bien ce système de battage, à la fois sur ses vêtements, mais aussi dans l'eau qui l'environne. Il ne s'agit pas ici de faire de l'aquarelle en laine, mais bien d'adapter ces aquarelles à l'esthétique propre à la tapisserie, tel qu'on le concevait au début du XXe siècle à Aubusson. 


Pour compléter ma description de cette exposition, et pour répéter ce que vous voyez déjà sur les photos, " Aubusson tisse Tolkien " vous présentera les 14 dessins de l'auteur qui seront transposés en tapisseries. Certains de ces dessins sont présents sous forme de posters géants, à la taille qu'ils auront une fois tissée (Smaug sera cependant un peu plus grand que ce que vous verrez là bas). Des fiches de salles sont à votre disposition pour vous donner une petite explication de chaque dessin (d'ailleurs, merci de ne pas les embarquer avec vous). Les livres dont sont issus les dessins sont également présents dans un coin lecture et des marques pages vous indiquent les passages auxquels ils correspondent (c'est d'ailleurs moi qui ai bricolé les livres ainsi, ahah ! et j'ai également réalisé le contenu des fiches de salles, ma petite contribution à cette exposition !). Deux vidéos tournent en boucle dans la salle : l'une vous présente Delphine Mangeret, la cartonnière, qui explique les choix techniques, en compagnie du lissier référent René Duché ; l'autre vous présente le directeur et le conservateur qui vous parleront de la genèse du projet. Un petit journal de l'exposition est également à votre disposition et sera votre petit souvenir à emporter. 

Donc si jamais vous passez par la Creuse d'ici la fin décembre, et que de surcroît vous êtes un fan de l'univers de Tolkien, venez donc à la Cité de la tapisserie découvrir ce projet un brin fabuleux ! Et si vous avez des questions sur le projet, n'hésitez pas à les poser dans les commentaires :)

lundi 18 septembre 2017

Podcast créatif # 38


Tricot : 
- Couverture pour Remus : Katia Baby Merino et Katia Baby Merino Plus, en 3,25 mm.
- McAvoy : "Le Moelleux" de Mina Philipp, en Love Sock coloris Caraïbes et Sapin des Jolies de Milie, en 3,75 mm.

Crochet :
- Granny Stripe

jeudi 14 septembre 2017

Le moelleux (McAvoy) de Mina Philipp

Bien le bonjour ! 
Je reviens vers vous aujourd'hui pour vous parler du dernier tricot tombé de mes aiguilles, un mois et demi après l'avoir commencé... Le Moelleux de Mina Philipp, que j'ai renommé McAvoy (oui oui, référence à notre cher James McAvoy...).

Ce châle est né de la volonté d'associer au mieux deux écheveaux de laine, de la Love Sock des Jolies de Milie, coloris Caraïbes et Sapin (parce que tout le monde sait que les plages des Caraïbes sont bordées de forets de sapins...). Reçus en cadeaux de Noël l'année dernière, elles n'étaient pas destinées à être associées, mais l'évidence s'est faite une fois le paquet ouvert. 
Je voulais également tester le point brioche, très tendance ces derniers temps. J'avoue que ma curiosité sur l'aspect technique de ce point commençait sérieusement à me piquer. Il m'a cependant été difficile de trouver un modèle. Au départ, je ne voulais un châle entièrement en brioche, mais force est de constater que je ne trouvais pas mon bonheur. Surtout que je ne voulais pas de grand aplat de la couleur Caraïbes (magnifique, je ne dis pas le contraire, mais je ne voulais pas une grand pan juste de cette couleur). Du coup, je me suis lancée dans le Moelleux de Mina Philipp, qui est donc entièrement en brioche, en aiguilles 3,75 mm. 

L'apprentissage de la brioche ne fut pas si compliqué à mon grand étonnement (même si j'ai du recommencer après avoir monté 2 cm, ayant oublié de faire une augmentation...). Le tuto de Mélina Letipanda (ici) y est pour beaucoup : gros plan sur l'ouvrage, exécution pas trop rapide, des explications claires, pile poil ce qu'il me fallait. Et le tuto de Purple laine pour l'augmentation (ici) m'a également beaucoup aidé ! Les premiers cm m'ont demandé beaucoup de concentration, mais il faut bien dire qu'à force, puisqu'on ne fait que ça, ça finit par couler de source ! Ce qui n'a pas empêché que je sois irrégulière sur tout l'étendu de l'ouvrage : tantôt je tricotais relativement serré, comme à mon habitude, mais souvent je tricotais plus lâche, sans vraiment savoir pourquoi. Arrivée environ à la moitié du châle (niveau longueur), je dois avouer que ma motivation a été mise à très rude épreuve. L'excitation due à l'apprentissage d'une nouvelle technique étant passée, j'ai commencé à m'ennuyer : c'était long, très long. D'où une durée d'exécution aussi grande, un mois et demi ! Mais la persévérance paye, et aujourd'hui, je suis plus que ravie d'avoir ce magnifique châle ! Et comme je suis un peu maso, il semblerait qu'un jour un petit frère vienne à sauter sur mes aiguilles...

Le patron de Mina Philipp, bien qu'en anglais, n'a rien de compliqué à partir du moment où l'on comprend le fonctionnement de la brioche. Je trouve d'ailleurs le rapport qualité/prix un peu élevé de ce fait (6$, il faut donc que je le rentabilise en le tricotant une seconde fois ahah!). C'est du tout brioche très simple, mais très efficace, à condition d'avoir une volonté de fer ! En ce qui concerne le métrage, j'ai été ceci dit surprise : deux écheveaux de fingering de 400 m sont censés suffire, mais ça n'a pas été mon cas. La Love Sock des Jolies de Milie fait 425 m, et je n'ai pas eu assez de laine pour faire les 28 rangs restant (oui oui, 28!). Mais ce n'est pas si grave au final, puisque j'arrive quand même avec un châle qui une fois bloqué fait presque 2m, et un bon 1m70 non bloqué. Donc un conseil, privilégiez les écheveaux de finigering increvables, de plus de 400 m ! 

Conclusion : je vous recommande ce modèle, qui donne un chouette résultat, et les laines, bien évidemment, qui sont ULTRA DOUCES ! Bon tricot et à bientôt ! 

vendredi 25 août 2017

Podcast créatif #36 et #37



Tricot : 
- Rico Design Baby 018 : bonnet en Katia Basic Merino
- Chaussettes "RDV au 221b" : laines à chaussettes Lana Grossa noire et Bergère de France Goomie 50 impr. bleu
- Châle McAvoy : "Le Moelleux" de Mina Philipp, en Jolie de Milie coloris Sapin et Caraïbes
- Petite couverture pour Remus : laine Katia Baby Merino

Crochet : 
- Monsieur Costaud (patron maison) (crochet 3,5 mm)
- le Joker (adaptation d'un patron Lalylala) (crochet 3,5 mm)
- Lalylala 4 Seasons - Summer (crochet 4 mm)

Point de croix : 
- Sam Winchester

lundi 21 août 2017

Un été avec Lalylala


Bonjour chers amis créatifs ! 
Me revoici pour vous parler de mon dernier projet crochet : les petits bonhommes Lalylala sur le thème de l'été. Vous connaissez mon amour pour cette créatrice, pas besoin de revenir là dessus... Ce petit trio me faisait envie depuis longtemps, je me suis enfin lancée ! 


J'ai commencé par faire l'ananas, que j'ai renommé Nana (très original, je sais). C'est celui qui attirait le plus ma curiosité et c'est pour cela que je l'ai fait en premier. J'aime beaucoup mon choix de couleur et c'est ce qui me fait dire que c'est surement mon préféré du groupe ! Bon après, à la fin, la partie "ananas", j'en avais un peu marre, parce qu'il faut couper le fil à chaque changement de couleur (écailles jaunes / lignes vertes) et ça me gavait un peu. Mais ça mit à part, c'était vraiment super chouette ! C'est juste un peu dommage que certaines de mes mailles soient détendues, car du coup on voit le rembourrage à travers.

J'ai poursuivi avec le cornet de glace, et comme c'est une glace à la framboise, je vous présente tout naturellement Framboisine. La réalisation a été un peu mise à mal par un manque de coton beige : j'ai utilisé une fin de pelote, et bien évidemment, ce n'était pas suffisant. Après quelques rangs de corps, j'ai suspendu mon travail pour faire la collerette du cornet qui devait impérativement être de cette couleur, puis j'ai continué jusqu'à être à court de fil. J'ai ensuite terminé le corps avec le rose, rien de grave puisque cette partie allait être cachée. La crème glacée n'a pas été une partie de plaisir pour moi. Travailler sur l'intérieur et non sur l'extérieur du bonhomme, je n'ai pas trouvé cela très agréable. Mais ma foi, malgré un aspect un peu irrégulier, ça valait le coup, le résultat est top et ma Framboisine trop chouette !

Enfin, c'est la planche de surf qui fut crochetée en dernier ! Et son petit nom : Brice. Oui oui, vous avez très bien compris la référence, même si je n'ai pas fait une planche jaune... Ce qui était intéressant, c'est qu'il se fait d'une autre manière que les autres : on ne commence pas par les jambes, mais pas la planche elle-même. J'ai un peu galéré sur mon choix de couleurs, je voulais absolument du bleu, et tout bleu, pourquoi pas ? Par contre, je le trouve vraiment différent des autres : plus allongé, moins rondouillard, des jambes qui pour moi n'ont pas du tout le même aspect que celles de ses congénères. Je reste un peu dubitative sur le résultat, mais je le trouve quand même très très chouette (ouais, je sais, j'ai dis très souvent chouette dans cet article) !


Et voilà ! Là encore, rien à dire, c'était un bonheur que de crocheter les créations de Lalylala ! 
Vivement les prochaines ! 

vendredi 18 août 2017

Supernatural - le trio de choc au point de croix


Hello tout le monde ! 
Je reviens vers vous aujourd'hui pour vous présenter mon dernier projet point de croix, un petit projet sans prétention où je n'ai pas grand chose à dire mais que je voulais absolument vous montrer.

Si vous êtes adeptes de la série Supernatural, vous aurez reconnu (de gauche à droite) Dean Winchester, Castiel et Sam Winchester, le trio de choc de la série. J'aime beaucoup, BEAUCOUP cette série, et quand j'ai croisé sur Pinterest la grille de ces petits bonhommes (recto / verso), j'ai complètement craqué. Les patrons étaient vendus sur Etsy par une créatrice dont le pseudo est Violetark, mais n'étaient plus disponibles à la vente. Par chance pour moi, la vue d'ensemble était de bonne qualité, ce qui m'a permis de recréer la grille et de pouvoir donc broder ces charmants bonhommes. 

Côté réalisation, il m'a fallu beaucoup de temps pour les réaliser tous les 3. En soit c'est rapide à faire hein, mais... il fallait trouver la motivation. J'ai d'abord réalisé Castiel (achevé le 2 mars dernier), puis Dean (achevé le 15 avril) et enfin Sam (terminé le 7 août, aheummm...). Donc y'a fallu que je me mette quelques coups de pied à l'arrière train pour compléter le trio et considérer ce projet comme enfin terminé, mais malgré cela, je suis super contente de les avoir ! Comme vous pouvez le voir, ils ont chacun une petite attache pour pouvoir les accrocher au bout d'une punaise par exemple. C'est une petite déco, pas d'utilité spécifique hein (ceci dit, je pourrais les accrocher dans mon sapin à Noël), mais c'est trop CUTE ! En plus, j'ai utilisé un fil phosphorescent pour coudre l'avant et l'arrière ensemble, ce qui fait qu'une fois la nuit venue, le contour des trois personnages s'illumine dans le noir... Sympa non ?

Voilà voilà, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, quant à moi, je vous retrouve prochainement pour un nouvel article (si si, on y croit) !


mercredi 2 août 2017

Lalylala version Joker

Bonjour tout le monde ! Après une longue absence (j'aurais du poster d'autres choses, mais j'ai oublié de prendre des photos tout ça, donc ça s'est pas fait), je daigne enfin poster un article sur ce blog ! Et comme je le promets toujours (même si je ne le fais pas), je vais essayer d'être plus régulière.

Aujourd'hui, je viens donc vous parler d'un projet tombé de mon crochet il y a deux semaines déjà. Il s'agit d'un doudou Lalylala que j'ai transformé en Joker, la version de Heath Ledger évidemment puisque c'est mon préféré ! 


J'ai songé à faire un amigurumi Joker il y a fort longtemps, mais c'était un projet qui ne pressait nullement. C'était dans un coin de ma tête, et ça sortirait quand l'envie se fera sentir. Et puis il y a quelque temps, j'avais le moral en berne. Dans ces cas là, je me tourne toujours vers les mêmes choses : je revisionne un épisode de la série Sherlock, je me refais mon Pixar préféré, Ratatouille, ou alors je relis un de mes comics où le Joker tient le rôle principal (après Batman bien sûr). Sauf que je n'avais aucun comics sous la main, et je n'avais vraiment pas envie de chercher pendant deux heures sur internet un dessin de mon vilain préféré à reproduire. L'idée de l'amigurumi m'est donc revenue à l'esprit. Et comme je n'étais pas apte à faire travailler mes neurones, au lieu de créer un patron de toute pièce, j'ai fais ce que beaucoup ont fait avant moi : j'ai pris un patron de Lalylala comme base et je l'ai transformé. 

La tâche au début fut simple. Pour le corps, je n'ai fait que quelques modifications : j'ai rajouté 6 rangs dans les jambes pour qu'elles soient plus grandes, et j'ai de ce fait réduit le corps de 6 rangs (en supprimant la partie "bedoche" du patron) ainsi que les bras. Pour les yeux, je me suis inspirée de ma figurine Funko Pop : certes ça lui donne le regard un peu vide (où se trouve la pupille ??) mais ça a le mérite de lui donner un côté un peu creepy. Bon du coup, il avait vraiment une bouille très étrange, je suis donc passée ensuite à la réalisation des cheveux. Oh mein Gott. Je savais que ça allait être long, mais à ce point... 1 journée et demi. Voilà voilà... Patience est mère de vertu n'est-ce pas... J'ai donc noué des morceaux de fil acrylique sur toute la tête, et j'en ai mis beaucoup (heureusement). Après quoi, il a fallu séparer les brins de chaque fil (ce qui lui donnait une jolie chevelure bouclée), puis tout peigné. Et c'est là que j'étais heureuse d'avoir bien garni la tête : en peignant, j'ai réduit sa masse capillaire de moitié, rien que ça. Enfin, il a fallu jouer au coiffeur pour que mon Claude François du crime ressemble enfin au Prince Clown du crime. Cette étape de la réalisation a presque coupé toute mon envie pour ce projet. Je pensais que ce serait assez rapide, et ça m'a tellement freiné dans mon élan que ça m'a beaucoup démotivé. De plus, j'avais l'impression qu'il serait trop simple et donc qu'il ne me plairait pas. Va donc te motiver ensuite à inventer un veston et un manteau sur mesure quand tu as l'impression que ton doudou ne sera pas aussi beau que tu l'imaginais...


Le veston n'a pas été super simple au départ à designer. Ce qui ne m'aidait en rien, c'est que je trouvais le vert trop clair. Mais je n'avais rien d'autre et je n'avais pas envie de partir à la recherche de mon vert idéal : finalement, avec le manteau, c'est tout juste la teinte qu'il fallait. Pour rendre mon Joker moins simple, je me suis dis qu'il fallait qu'il soit encore plus proche du Joker original et donc que je rajoute plusieurs détails : les poches du veston, les faux boutons, le col de la chemise, les manches retroussées et enfin la cravate m'ont permis de le trouver plus abouti et donc de trouver la motivation pour faire la dernière pièce, le manteau. Le manteau a été assez rapide à conceptualiser, un peu moins à réaliser. Je n'avais qu'une hâte, le terminer ! Encore un peu de patience pour faire les poches et tadaaa, mon Joker était prêt !

Je suis très contente du résultat ! Cela m'a pris une semaine, et même si le moral allait mieux, j'étais très contente d'avoir enfin terminé mon doudou, pour mes futurs moments de blues. Bon, un doudou avec lequel je ne peux pas dormir, au risque de ruiner à vitesse grand V l'incroyable chevelure (d'ailleurs, vous avez remarqué, j'ai mis parfois des mèches d'un vert plus clair, c'est chouette hein !). Il a été réalisé avec un crochet 3,5 mm et mesure environ 38 cm de haut, ce qui est plutôt une bonne taille pour un grand enfant comme moi. Bref, même si ça a été assez pénible à réaliser, je suis heureuse d'avoir une aussi jolie pièce faite de mes mains ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, et on se retrouve bientôt pour un prochain article !